Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /2010 06:03

Le métier de l'encadrement devient de plus en plus compliqué et soumis à des contraintes.

Souvent avec les nombreux départs, les fonctions sont affectées à des encadrements, en plus de leurs responsabilités actuelles et bien entendu sans aucune contrepartie, la voila la logique toujours plus pour toujours moins, voila une excellente manière de motiver!!

Le métier d'encadrement de terrain par exemple, terrain veut bien dire proximité avec les équipes et pourtant depuis des années les tâches annexes se font au détriement de la proximité avec les équipes.

La pression plus forte sur les rendements par exemple, imposent une plus forte exigeance sur les équipes ou quelques opérateurs et parfois des reprises en mains dans des secteurs où "les hors jeux" étaient habituels.

Dans ce cas l'encadrement, tout en faisant son métier s'expose.

Plusieurs fois cette année la CFE CGC a dû intervenir en préventif, en alerte pour tempérer, et surtout pour que l'encadrement se sent encore plus soutenu.

Et concernant le changement, les projets, nous sommes dans un contexte où tout s’accélère,  le modéle économique auquel nous étions habitués change profondément, imposant de profondes mutations.

Les projets sont également soumis à de plus fortes contraintes budgétaires, planning , qui dans certains cas peuvent compromettre la qualité de mise en production ou même aboutir à l’effet inverse en augmentant les dépenses.

C'est justement dans ce contexte où l'encadrement de terrain, devrait être encore plus consulté ( et non pas seulement informé des projets devant démarrer dans 3 mois ).

L'implication des encadrements, le devoir d’alerte devrait être remis au goût du jour, ce qui éviterait bien des dépenses d’énergie et d’argent….

 CFE CGC Redoute.

source: ( www.cfecgc.org )
La liberté et la responsabilité professionnelle de l’encadrement

 

L'accroissement de la responsabilité du cadre s'accompagne d'une charge mentale de plus en plus lourde. Cette responsabilité plus grande ne s'accompagne pas, dans les faits, de droits correspondants : le cadre n'a pas la faculté par exemple, de dire non à un ordre de mission qui n'est pas conforme à l'éthique, voire illégal. Un cadre qui commet des malversations sur ordre de son employeur est condamné sur ses biens propres...

 

La CFE-CGC revendique la reconnaissance de la « liberté professionnelle » pour l'encadrement , ce dernier doit avoir un droit de regard sur les missions qui lui sont confiées. Il doit pouvoir participer à la prise de décision dans l'entreprise.

 

Le concept de « liberté professionnelle » reste néanmoins délicat à manier, dans la mesure où le salariat par nature, place les salariés sous l'autorité de l'employeur pour tout ce qui concerne  l'exécution de leur prestation de travail.


Mais il faut tracer une voie médiane entre le simple « pouvoir de dire non » (concept nécessaire mais étroit) et la maîtrise des choix économiques et managériaux par l'entreprise. Entre les deux se dessine un espace d'autonomie qui correspond à la « liberté professionnelle ». Cette « liberté professionnelle » doit être considérée comme la contre-partie des responsabilités du personnel d'encadrement.

 

La CFE-CGC proposer que soient reconnus au personnel d'encadrement des droits destinés à borner le champ de leurs responsabilités professionnelles. Cette proposition s'ordonne autour de quatre droits :

 

  1. le droit d'expression.
  2. le droit à l'initiative
  3. le droit d'alerte
  4. le droit de retrait et la clause de conscience
Par CFE - CGC - Publié dans : Communication - Communauté : Salariés
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